
Historique
Le judo est devenu un sport paralympique lors des Jeux paralympiques de 1988 à Séoul en Corée et les femmes ont pour la première fois été admises aux compétitions lors des Jeux paralympiques de 2004, à Athènes, en Grèce. Ce sport compte beaucoup d’adeptes, hommes et femmes, dans plus de 30 pays.
Structure sportive
Fédération internationale de sport : Ce sport est régi par la Fédération internationale des sports
pour personnes aveugles (IBSA), et suit les règlements de la Fédération internationale de judo
(FIJ), soit les mêmes règlements que ceux qui gouvernent les compétitions
de niveau international pour les athlètes non handicapés, à quelques variantes
près, requises pour les athlètes ayant une déficience visuelle.
Fédération nationale de sport : Judo Canada
Qui peut participer?
Comme sport paralympique, le judo est ouvert seulement aux athlètes ayant une déficience visuelle. Tous les athlètes participent à la compétition selon leur catégorie de poids, et non selon leur classification en fonction de leur handicap visuel.
Description du sport
Le judo est un sport qui exige des qualités physiques et de la stratégie, et
qui met à l’épreuve la force, l’équilibre et la sensibilité. À l’origine, le
judo était un art martial pratiqué pour développer les habiletés de mobilité,
la confiance en soi, la discipline personnelle et l’autonomie, et il s’est
graduellement taillé une place parmi les sports de compétition.
Les éléments clés du judo sont l’équilibre, le toucher, la sensibilité et
l’instinct, des qualités qui sont très développées chez les non-voyants. Tous
les athlètes aveugles et partiellement voyants s’affrontent : les regroupements
se font par catégorie de poids, et non en fonction du handicap visuel. Ainsi,
un athlète aveugle (B1) peut affronter un athlète partiellement voyant
(catégorie B3 ou B2), à condition que les deux combattants appartiennent à la
même catégorie de poids.
Deux judokas combattent pendant cinq minutes. Un combattant doit allier
vitesse de mouvement, force et agilité pour marquer des points. Les athlètes
doivent garder leur équilibre et rester capables de réagir et de résister aux
attaques de leur opposant. Les techniques pour marquer des points comprennent
des projections et des prises au sol, notamment des immobilisations, des clefs
de bras et des prises de contrôle par l’encolure. Aucun coup de pied ni coup de
main n’est porté. La seule différence entre le judo olympique et le judo
paralympique tient au fait que les judokas ayant un handicap visuel agrippent le
judogi (uniforme) de leur adversaire avant le début du match.
Pour remporter le match, un judoka doit marquer un « ippon » (l’équivalent
de 10 points) en utilisant une technique efficace. Quand la technique utilisée
ne vaut pas un ippon, un nombre moindre de points est alloué au judoka. Si
aucun des combattants n’a réussi un ippon à la fin du match, le gagnant est
celui qui a obtenu le plus de points au total.
Les tatamis de compétition comportent différentes textures permettant aux combattants d'identifier les différentes zones.
Classification
Au judo, les athlètes sont classés dans trois catégories selon leur handicap
visuel : B1, B2 et B3.
- B1 : Ces athlètes n’ont aucune perception de la lumière dans chacun des deux yeux ou ont une perception de la lumière, sans possibilité de reconnaître la forme d'une main à quelque distance que ce soit, ou dans toutes les directions.
- B2 : Ces athlètes sont capables de reconnaître la forme d'une main avec une acuité visuelle de 2/60 et/ou un champ de vision inférieur à 5 degrés.
- B3 : Ces athlètes possèdent une acuité visuelle supérieure à 2/60 avec une acuité visuelle de 6/60 et/ou un champ visuel de plus de 5 degrés et de moins de 20 degrés.
(Source : CPC et IPC)









